07 juin 2006

Sandi Thom repérée après des concerts dans son tout petit salon


Une britannique a été signée par une maison de disque après avoir organisé des concerts dans son salon, retransmis en direct sur Internet. La jeune femme a atteint le chiffre record de 70 000 spectateurs en trois semaines.


Sandi Thom peut savourer sa joie ! Elle a été repérée par une multinationale du disque qui lui a offert un contrat après des concerts joués dans son petit salon et retransmis en direct sur Internet. La jeune chanteuse britannique de 24 ans, qui vit à Tooting dans le sud de Londres, avait organisé du 24 février au 16 mars 21 concerts dans son minuscule appartement, filmés par webcam et accessibles sur son site internet.

La jeune femme brune, qui chante depuis l'âge de 14 ans et a déjà été comparée à Janis Joplin, a d'abord eu le premier soir 70 spectateurs internautes, puis le bouche à oreille faisant son effet, des milliers à travers le monde, avec un nombre record de 70.000, a-t-elle expliqué sur son site.

Contactée par plusieurs "majors", elle a finalement signé dans son petit salon et en direct sur Internet, un contrat avec RCA/SonyBMG. Elle n'en croyait toujours pas ses yeux. "Je n'ai pas encore réalisé", a-t-elle expliqué. "Tout a changé, en mieux. Cela m'a donné une grande visibilité, ce que certains (artistes) recherchent pendant des années", a-t-elle ajouté, se réjouissant d'avoir obtenu une telle publicité grâce au web.

"Sandi est une artiste très douée avec une histoire unique", a commenté le responsable de RCA Craig Logan, lors de la signature. Nul doute en tout cas qu'elle en a fini avec les concerts confidentiels dans son petit salon: il pouvait au grand maximum accueillir dix personnes, Sandi et ses musiciens compris...

07 mai 2006

La marque des Wampas

L'esprit punk toujours là !

Un succès inopiné au bout de vingt ans de carrière était tombé sur Les Wampas en 2003. La France chantait alors à tue-tête le refrain de Manu Chao et les cinq compères signaient les autographes avec étonnement. Autant dire que leur neuvième album Rock'n'roll part 9 était un peu plus attendu que les précédents.

D'abord il y a les différences. Comme la collaboration d'un producteur, Ken Allardyce, qui travaille un son si propre que certains fans des punks déjantés qualifient ce disque de plus pop. Didier Wampas, voix et figure emblématique du groupe, ne leur donne d'ailleurs pas tort. "Même moi ça me gêne un peu. Dans l'absolu, j'aimerais bien que ça soit plus crado mais finalement, je l'ai réécouté tout à l'heure, ça va. Puis on est resté porte de Bagnolet on n'est pas allé à New York pour faire ça."

Ensuite il y a la voix si typique de Didier. Cette signature qui a toujours eu le charme d'être bancale sonne aujourd'hui bien en place. On finirait même par trouver ça joli. "Je sais. Mais ça aussi c'est un peu arrangé."

Enfin, il y a le remaniement de la formation qui est loin d'en être à son premier va-et-vient. Pour tout dire c'est même la seizième fois que les crédits changent. Cette fois, c'est Jo, l'un des guitaristes qui n'est plus là. "On l'a viré dans un avion au dessus de l'Afrique. On a fait l'album à quatre et Tony Truant va venir faire le cinquième à partir de maintenant."

La friandise du rock en France

Mais il y a surtout ce qui ne change pas, ce qui sera éternellement la marque des Wampas, ce qui fait d'eux la friandise du rock en France : l'absurde et le surréalisme, l'intégrité et la simplicité, l'humilité et le festif. De la ballade tendre aux guitares énervées, les ambiances changent, tournent, voyagent. Il y a l'hommage au cycliste Marco Pantani, la grinçante canonisation du RMI, Christine la punk un peu trop fille à papa, le clin d'oeil taquin à U2, le cidre de Bretagne, les années souvenirs où Didier avoue Quand j'étais psycho. "Pratiquement personne ne sait de quoi je parle, il faut vraiment avoir vécu ça. Il y a longtemps que je voulais faire la reprise de Michel Delpech Quand j'étais chanteur en transformant en psycho? je ne l'ai pas faite mais j'ai gardé l'idée."

Il y a aussi cet hommage déroutant et drôle à Johnny, cette sincère naïveté du "ce n'est pas pour l'argent/ ce n'est pas pour la gloire/ écrire une chanson pour Johnny". Didier Wampas explique : "J'étais en studio et comme d'habitude je n'avais pas de paroles pour la chanson. Le patron de la maison de disques est arrivé et a dit que Hallyday cherchait des gens pour écrire. Ça m'a inspiré de suite ce texte. Puis j'ai écrit une chanson pour lui, c'est Christine en fait. On ne lui a pas envoyé parce que y a "punk à chien" dans le refrain, il y avait peu de chances pour qu'il accepte. Alors je me la suis gardée."

Et évidemment il y a ce titre sulfureux qui a déjà fait couler beaucoup d'encre, ce Chirac en prison que Didier a écrit après s'être posé la question de la liberté d'expression et de la censure. "Je me suis juste demandé ce qui se passerait si on mettait cette phrase dans un refrain. Et c'était intéressant, j'ai vu comment marchent les médias.

Quand on me dit que c'est un coup de pub j'ai juste à répondre que le single ne s'est pas vendu puisqu'il ne passe pas à la radio. Le plus drôle est quand on a fait l'émission télé de Guillaume Durand, toute la soirée un invité a dit du mal de Chirac : pas de problèmes. Mais nous on n'a pas le droit de jouer la chanson... "

Trois accords, pas plus

Côté musique aussi les invariables jouissances des Wampas sont de mises. Trois accords, pas plus. Un esprit punk qui reste, une fraîcheur simple qui ne se complique rien. C'est Didier qui en est le responsable : "C'est un vrai choix de ne faire aucun progrès. Ça me suffit, je suis super heureux avec mes trois accords. Puis j'ai trouvé mon style, personne ne joue avec deux doigts au bout de plus de dix ans."

Didier Wampas est l'homme le plus normal du rock, juste un type simple qui à côté de son travail d'électricien à la RATP fait de la musique. Un genre d'honnête et droit dans ses bottes qui trouvera toujours la condition de chanteur peu naturelle. "C'est sur scène que c'est bizarre. Ce n'est pas une situation normale, que cela soit devant cent ou dix mille personnes. À chaque fois je me pose des questions. Puis c'est rare que je sois fier de moi. Avant de monter, je me demande ce que je fous là et après je me demande ce que j'ai foutu !" S'il en est donc un qui ne court pas après la gloire ou l'argent c'est bien lui. Juste sa guitare aux trois accords, ses potes et ses envies. Juste le plaisir. Alors forcément Rock'n'roll part 9 s'écoute avec le sourire.

Les Wampas

07 avril 2006

Traci Lords 1000 Fires

Si Traci Lords est sans aucun doute une star accomplie dans le cercle très intime des cinéphiles les plus avertis, son album 1000 Fires reste à ce jour un classique incontournable de la Techno qui fit d'elle une des pionnières de la Rave-scene de Los Angeles.

Avec sa production nerveuse, ses rythmes ravageurs, ses ambiances étranges et sa voix sensuelle, 1000 Fires offre une collection de morceaux accrocheurs lancés à grande vitesse et de ballades mid-tempo hypnotiques.

Loin d'être un de ces projets d'acteurs « en aparté », le disque bénéficie de la production de Juno Reactor, Ben Watkins de KLF, Mike Edwards de Jesus Jones et Babble de Thompson Twins. Contrairement aux productions du genre, les paroles sont étonnement personnelles et révèlent les meurtrissures d'une jeunesse perdue dans un monde glauque.

L'album s'ouvre sur « Control », hymne effréné et imparable qui fit les beaux jours de la bande originale de Mortal Kombat. Le sombre et légèrement gothique « Fallen Angels » mêle des paroles introspectives à une mélancolie certaine tandis que le menaçant « Good-n-Evil » rendrait jaloux Trent Reznor de Nine Inch Nails. L'envoûtant « Fly » se fait porter par un refrain imparable alors que « Distant Land » a des consonances très Orbital. « Outlaw Lover » vient ensuite recharger les batteries sur un tempo House impeccable. L'ensorceleur « I want You » ressemble à une version sensuelle de One Dove.

Après les accents Depeche Modiens de « Say Something » arrive « Father's Field », un morceau difficile, malsain et très personnel sur l'inceste, souvent la cause de jeunes filles sombrant dans la déchéance. « Okey Dokey » termine le tout sur une note House plus fun.

Injustement ignoré, 1000 Fires est un petit brûlot qui devrait ravir tout amateur de musiques électroniques.

Traci Lords

03 mars 2006

Le système Audimat

Médiamétrie est une société anonyme interprofessionnelle française qui a été créée en juin 1985 et qui est spécialisée dans la mesure d'audience.

Médiamétrie mesure l'audience de la télévision (Médiamat), de la radio (126 000 Radio ou le Panel Radio), du cinéma (75 000 Cinéma, Cin'Hebdo) et de l'Internet (Panel Médiamétrie//NetRatings, CybereStat, Les Observatoires Numériques).

Le système Médiamat repose sur un boîtier avec des boutons poussoir, chacune des personnes faisant partie du panel devant activer son bouton lorsqu'elle regarde la télévision (et le désactiver lorsqu'elle abandonne l'écoute). Ce système permet de mesurer l'audience à la seconde, 1% équivalant en 2004 à 539 200 individus de 4 ans et plus.

Le système Médiamat a remplacé en 1989 le système Audimat, qui lui permettait de mesurer l'audience en termes de foyers (1% équivalant à environ 200 000 foyers).

Il est désormais concurrencé par l'indicateur établi par Free en agrégeant le nombre de personnes qui regardent telle ou telle chaîne qu'il distribue par Internet à haut débit. Ce dernier indicateur à l'avantage d'être disponible immédiatement, à l'inverse de celui de Médiamétrie